De nouveau reconfinés !

Huit mois après le premier confinement, le gouvernement a choisi une nouvelle fois de reconfiner la population. Tandis que les établissements publics de santé redoutent d’être submergés, cette deuxième vague menace aussi l’économie déjà durement impactée. Aperçus dans la presse...

Le Parisien

Un état des lieux des nouvelles mesures restrictives : Vous pourrez sortir mais seulement dans un rayon de un kilomètre autour de chez vous et pendant une heure maximum. Il faudra être muni d’une attestation indiquant que l’on sort pour l’un des motifs autorisés : courses alimentaires, rendez-vous médical, sortir pour s’aérer, promenade de l’animal de compagnie, aide à un proche. Et pour le ravitaillement : Des commerces jugés essentiels seront ouverts : les magasins d’alimentation (grandes surfaces, commerces de bouche…), les pharmacies, les opticiens, les kiosques, les tabacs, les merceries, les jardineries…. Et pour les services publics : Pôle emploi comme les Caisses d’allocations familiales, La Poste ainsi que les mairies resteront ouverts normalement.

Les Échos

Illustration des insuffisances de notre système de santé sacrifié depuis si longtemps : Mercredi soir [28 octobre], la France a enregistré plus de 36 000 cas supplémentaires alors que le nombre de patients en réanimation a dépassé le seuil des 3 000, soit plus de 58% des capacités. Le nombre de lits de réa n’a donc pas évolué ces derniers mois. La deuxième vague sera plus dure et plus meurtrière que la première a-t-il prévenu [le président], anticipant une saturation des lits de réanimation dans les 15 joursL’Élysée évoquait dans la journée un juste équilibre entre mesures sanitaires fortes pour éviter une submersion des hôpitaux, et le maintien de la vie économique, afin de limiter au maximum le coût du confinement. Il ne sera possible de sortir que pour aller travailler, faire ses courses ou aller chez le médecin, avec une attestation qui redeviendra obligatoire.

Sud Ouest

Le quotidien aquitain donne la parole à des économistes : L’histoire a montré en 1832 avec l’épidémie du choléra, en 1918 avec celle de la grippe espagnole, que les deuxièmes vagues épidémiques sont généralement plus dures sur le plan sanitaire, économique… et moral. Elles sont généralement facteurs de troubles sociaux. Une chose est certaine, indépendamment de la crise sanitaire, il fallait absolument éviter le stop industriel qui nous a vus perdre 50% de la production au printemps. Il nous faut aussi veiller à ce que le moral reste à un bon niveau malgré tout explique Philippe Crevel [Le Cercle des investisseurs]. On connaît l’influence du moral des ménages sur la consommation, celui des entrepreneurs sur les investissements et l’emploi. Je suis très inquiet pour le tissu économique français, renchérit Olivier Babeau [Institut Sapiens-Université de Bordeaux].

L’Humanité

Le quotidien a interviewé Xavier Timbeau, le directeur de l’OFCE : Sa réponse [du gouvernement] dans les semaines à venir sera décisive : ou bien il parvient à préserver les ménages et les entreprises, et alors la France disposera d’une capacité de rebond économique rapide une fois l’épidémie passée. Ou alors il n’y parvient pas, et on s’enfoncera dans des années de sous-activité. Pour sortir de la crise de 2008, il nous a fallu dix ans

2 novembre 2020

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