Les scandales alimentaires toujours sur la table

Procès de la viande cheval vendue pour du bœuf, vaches polonaises avariées, retraits de laits pour bébés... le secteur agroalimentaire a fourni son lot de scandales en ce début d’année 2019. Aperçus dans la presse...

Libération

L’affaire des 795 kilos de viande polonaise suspecte écoulés frauduleusement en France tombe en plein procès Spanghero. Et l’audience, qui reprend ce lundi à Paris, devrait relancer le débat sur l’opacité de la filière. Alors les consommateurs, vaches à lait des pros du bœuf ? D’autant que ces dernières alimentent les premiers : les vaches laitières (...) représentent pas moins de 40 % de la viande bovine consommée en France.

Midi Libre

Une filière où parfois, quand certains ne sont pas des agneaux, une agnelle n’y retrouverait pas ses petits : le scandale alimentaire de la viande de cheval vendu pour du bœuf, révélé début 2013 par les autorités irlandaises, renfermait un autre volet frauduleux, celui de la VSM de mouton. Un acronyme pour Viande séparée mécaniquement (...), interdit pour les ovins européens depuis la crise de la vache folle pour éviter que des éclats d’os ou de moelle contaminés se retrouvent dans des aliments. Prohibé mais de quoi se faire un fric de folie. Avec un tel prix, 1,40 € le kg, contre 2,50 € habituellement, j’avais les yeux qui brillent, admet encore un des accusés devant le tribunal.

La Croix

Autre accusé dans cette affaire, un trader en viandes surnommé le « Roi des chevaux » et possédant un sérieux pedigree : En 2012, il a été condamné aux Pays-Bas pour avoir vendu du cheval comme du bœuf halal. (...). Aux Pays-Bas toujours, il est sous la menace d’un procès pour avoir vendu du cheval pour du bœuf à deux sociétés françaises, Gel Alpes et Metraco - une procédure dans laquelle il clame son innocence. Il est par ailleurs soumis à un strict contrôle judiciaire en Espagne dans une vaste enquête concernant là encore de la viande de cheval.

L’Expansion

Strict ne faut-il pas l’être avant ? En plein procès Spanghero, la Cour des comptes ajoute son grain de sel au dossier malbouffe. Faute de moyens humains, certains secteurs de l’alimentaire ne sont pas assez contrôlés, alertent les magistrats de la rue Cambon dans leur rapport annuel.

L’Express

Le nombre d’inspections sur la sécurité sanitaire des aliments a déjà reculé de 37% entre 2012 et 2017, selon l’ONG Foodwatch. Certes, les contrôles sont moins nombreux, mais ils sont mieux ciblés sur les entreprises à risque, tempère la Cour des comptes. Sauf qu’il y a toujours des trous dans la raquette. Puis dans les estomacs.

Les Echos

Un procès qui, espère encore Foodwatch, va peut-être briser le cercle infernal des scandales alimentaires. Grâce à ce procès, l’opacité, le manque de traçabilité de la viande et les sous-effectifs criants au sein des organes de contrôle seront mis en évidence.

9 février 2019

Michel Pourcelot

www.force-ouvriere.fr