Reconfinement :

Le cafouillage sur les produits essentiels, ou pas…

Avec les dernières mesures de reconfinement, commerçants et clients s’arrachent les cheveux. Produits essentiels ou non-essentiels, quelle frontière ?

Aperçus dans la presse

France 24

Pour la chaîne d’information : Durement touchés au printemps, de nombreux commerçants sont entrés avec appréhension dans ce deuxième déconfinement, malgré un assouplissement qui leur permet d’organiser le retrait de commandes en magasins et des livraisons. Ils craignent notamment de rater la période de Noël, au profit du commerce en ligne et des grandes surfaces. Encore une fois, le secteur de la culture est gravement touché : Mais de nombreux libraires exigent toujours de rester ouverts : certains ont décidé de braver l’interdiction, d’autres se sont mobilisés pour en appeler au président Macron, avec le soutien de nombreuses personnalités. FO s’inquiète de certaines mesures ubuesques : Pour le syndicat FO de la distribution, au contraire, ces rayons [vêtements, électroménager] doivent rester ouverts. En cas de fermeture, seuls les géants de la vente en ligne comme Amazon en tireraient profit, notamment à Noël, souligne le syndicat dans un communiqué. Des dizaines de milliers d’emplois sont en jeu.

Les Échos

FO en première ligne : L’ensemble des rayons doit rester ouverts pour sauver les emplois, proteste Dejan Terglav, le secrétaire général de la FGTA-FO. Dans un hypermarché, le non-alimentaire représente 25% du chiffre d’affaires, 15% à 20% dans un grand supermarché, 5% dans un petit, beaucoup chez Monoprix.

L’Usine Nouvelle

Tous les secteurs sont touchés : Magasins fermés mais usines ouvertes ? Dans certains secteurs, la chute des ventes risque de provoquer mécaniquement le ralentissement voire l’arrête des lignes de production. Mercredi 28 octobre, plusieurs syndicats [dont FO] ont demandé à ce que les concessions automobiles restent ouvertes pendant le reconfinement pour garantir l’activité des constructeurs.

Le Figaro

Le livre particulièrement touché : Cette fois-ci, non seulement les librairies sont fermées, mais en plus aucun rayon de livres de supermarchés ou des Fnac n’est accessible. Le gouvernement a décidé de tirer le rideau sur la vente physique de livres à partir de ce mardi [3 novembre]. On parle beaucoup des libraires et des éditeurs, mais on oublie le nerf de la guerre : les auteurs, qui verront leurs maigres droits d’auteur, déjà surtaxés depuis 2019, fondre.

Sud Ouest

La colère gronde en Aquitaine : Après le discours d’Emmanuel Macron, le chef Etchebest a été le premier de sa profession à prendre la parole. Et le style était direct : On a fait tout ce qu’il fallait faire et maintenant on ferme ! C’est une mise à mort pour beaucoup d’acteurs de notre secteur ! Il va y avoir des dégâts graves !. Même son de cloche au marché des Capus : La fleuriste de Jojo Fleurs. Je suis à la fois triste, inquiète et en colère. La gestion de cette crise sanitaire est un fiasco. Je ne suis pas dans les commerces essentiels ? Oui, peut-être, et encore, cela se discute.

 

6 novembre 2020

Christophe Chiclet

Journaliste à l'InFOmilitante