Un déconfinement au compte-gouttes

Le le déconfinement par petites étapes s’est pour l’instant relativement bien passé, les craintes pour l’avenir sont bel et bien présentes. Aperçus dans la presse...

Le Parisien :

Retour aux affaires au petit trot à la Défense. Comme prévu, le déconfinement se fait en douceur dans le plus grand quartier d’affaires d’Europe, qui, hier [11 mai], a accueilli à peine 20% de ses habituels 180.000 salariés. Pas de raz de marée donc. Ni au pied des tours ni dans les couloirs du métro et du RER A où, en temps normal, transitent chaque jour 80% des fidèles du quartier. Dans les quelque 3.600 entreprises du quartier le télétravail, même après ce très attendu 11 mai, est resté la règle.

L’Humanité :

Le chaos redouté n’a pas eu lieu. En dépit des cafouillages et changements de cap de l’exécutif, malgré un manque de moyens criant sur le terrain, la première étape du déconfinement s’est globalement bien déroulée. Des centaines de milliers de Français ont repris le chemin du travail ce lundi [11 mai], dans le calme et le respect des consignes de sécurité. Mais la vigilance reste de mise : les jours qui viennent seront décisifs.

Libération :

Rames bondées tôt le matin sur les lignes desservant les quartiers populaires, puis plus calmes, commerces peu fréquentés : la ̎ reprise ̎ s’est faite de façon très diverse à Paris. À FO, la vigilance reste de mise : Et du côté de FO, on appelle à la clémence : J’ai demandé au ministère du Travail qu’on ne verbalise pas les salariés parce qu’ils seraient en irrégularité vis-à-vis de leurs attestations. Qu’on gère les flux OK, mais de là à verbaliser à 135 euros… indique Yves Veyrier, secrétaire général de la centrale interrogé par Libération.

Sud Ouest :

Même vigilance syndicale au sein des entreprises. Mais dans les entreprises, c’est bien le règlement intérieur, édicté par la direction après consultation des salariés et des instances (CSE, CSSCT), qui régule l’ensemble des mesures sanitaires dont le port du masque. Certaines ont pris le parti de l’imposer à tous les salariés. D’autres choisissent de l’adapter selon les situations, les sites et les services.

Les Échos :

L’activité risque d’être ralentie pendant encore quelques semaines en raison des différents problèmes comme les gardes d’enfants dont les écoles sont fermées, la situation de certains salariés médicalement fragiles ou encore une demande qui pourrait rester en berne encore quelques temp<, selon Pierre Madec, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

17 mai 2020

Christophe Chiclet

Journaliste l'InFOmilitante